Expos 2
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25/06/2009Le Grand monde d'Andy Warhol







28/05/20091989-2009, mur de Berlin - artistes pour la liberté







20/09/2008Lumières sur Brüsel | François Schuiten et Benoît Peeters







23/08/2008Rêve brisé | Alain Séchas







30/03/2008
to 30/05/2008
Louise Bourgeois
Tout le monde a une maman. Même les poissons, à écouter Boby Lapointe... ou encore Louise Bourgeois, pour qui sa mère était « aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable et indispensable qu'une araignée. » Elle l'évoquera sous de multiples formes, disséminées un peu partout sur la planète, dont deux exemplaires se sont retrouvés à Paris le temps d'une restrospective de l'artiste. Effroi des statues du jardin des Tuileries, alors que le printemps se faisait désirer, indifférence de la longue file de visiteurs du centre Pompidou deux mois après, juste avant la fin de l'expo : avaient-ils tous déjà vu "Tarantula" ?
03/02/2008Philippe Ramette







06/08/2007Julio González
Rares sont les expos qu'on se promet de revoir, que ce soit pour le plaisir qu'a suscité leur découverte, pour l'émotion qu'insuffle l'artiste, pour le désir d'admirer à nouveau certaines œuvres en étant moins pressé (ou mieux luné), pour la pertinence de la scénographie ou, plus rarement, pour la possibilité d'y (re)prendre des photos. L'hommage que le centre Pompidou vient de rendre à Julio González relevait de toutes ces catégories. Et pourtant...
Quand on s'aperçoit qu'il est trop tard pour honorer son serment, on se demande à quoi on a consacré tout ce temps. A mille choses, c'est vrai. Mais pourquoi pas à celle-ci, justement ?
24/05/2007
to 09/07/2007
Contrepoint 3







22/01/2005
to 15/05/2007
Correspondances
Concentrer les influences, provoquer le regard, inciter à réagir... L'essence même de l'art, non ? Mais en confrontant ses collections à des sensibilités résolument contemporaines, le musée d'Orsay juxtapose mémoire vivace et héritage sensible : l'art s'expose et s'explique, certes, mais aussi transforme et se transforme, revisitant inlassablement sa propre histoire. Entre déclinaison, confrontation et opposition d'un côté, retour aux sources et volonté d'ouverture de l'autre, une succession de duos de duos s'installe, certes pas à l'infini, mais potentiellement jusqu'à épuisement des stocks... ou banalisation de l'inspiration ?
11/11/2006
to 15/11/2006
Laurent Pariente 1
Plus que le plan, le volume ou le plâtre, je crois que Laurent Pariente fait du mouvement son principal matériau : celui qui crée l'œuvre comme celui qui permet de l'appréhender.
La frénésie gyratoire du crayon de l'artiste se dessinant contraste avec les gestes prudents des visiteurs à l'intérieur du dispositif architectural à explorer ensuite, pour éviter d'en frôler de trop près les parois enduites de craie. Tout est affaire de superficie, d'empreinte... et d'humanité. D'un côté, discerner la forme et les traits d'un visage émergeant des gribouillis ; de l'autre, dénicher les bustes et têtes de Bourdelle, à l'affût dans le labyrinthe...
14/11/2006
to 15/11/2006
Laurent Pariente 2
Un dédale désarmant de simplicité formelle, en fait, composé de cellules dont la répétition géométrique accapare l'espace disponible, où s'entrecroisent couloirs, sas et culs-de-sac... Ici, il ne s'agit pas de perdre le visiteur, mais de l'amener à s'interroger sur le sens de sa propre démarche : comment souhaiter trouver quelque chose dont on ignore l'existence ? Certes, le goût de la surprise et de l'émerveillement s'avère essentiel. Mais quelle posture adopter pour cela ? L'enchaînement rassurant de perpendiculaires et de parallèles ou un regard plus mobile et désaxé, qui imagine de nouvelles perspectives à chaque pas ?
31/08/2006Miroir du temps
Une expo s'organise comme un voyage, suivant un circuit planifié ou limité à un simple aller-retour. Quitte, parfois, à ajouter une escale, comme cette sélection des musées publics de Florence qui, conçue pour Pékin, s'arrêta quelques mois à Rouen. Au-delà de noms fameux (Fra Angelico, Botticelli, Tintoret...), c'est le regard sur l'homme et l'ordre du monde qui en impose, cinq siècles durant : puissance religieuse et politique, idéal de beauté et de vertu, représentation sociale avant tout destinée aux élites. Etre et donner à voir, à condition de rester à bonne distance, en toutes circonstances... Gare à la foule et aux reflets, sinon !
19/08/2006Une rétrospective | Dan Flavin
Structures et sculptures de lumière.
Combinaisons de couleurs qui se chevauchent, se croisent, s'opposent, se complêtent.
Jeux de reflets qui (re)dessinent une géométrie et une géographie de l'immatériel.
Transmutation de l'architecture environnante.
Invasion de l'espace, avec une profondeur incertaine, aux limites impalpables.
Immersion perceptive qui, à l'évidence, se prolonge au-delà des salles prévues à cet effet...
Mysticisme du minimalisme abstrait, aussi ? Et réciproquement ?
16/06/2006
to 17/06/2006
Hommage à Arman
J'ignore si Arman souhaitait être incinéré, mais cet éloge du ministère de la Culture a tout d'un bûcher funèbre : cinq meubles apparemment prêts à tomber en cendres, vissés sur une estrade grise aux planches gauchies par la pluie ! Sept mois après son décès, toutefois, la célébration manque de spontanéité. De chaleur humaine, aussi. A défaut d'autoriser le libre accès au vestibule d'honneur de l'Elysée, pourquoi ne pas avoir opté plutôt pour un cadre moins guindé et plus immédiat : la gare Saint Lazare, avec sa double accumulation d'horloges et de valises ? Cela aurait au moins permis d'exprimer la (vraie) force de l'art...
19/04/2006
to 25/05/2006
Notre histoire
Notre histoire, comme un manifeste sur le temps qui semble aller et venir, entre maintenant et tout de suite, en carence d'héritages affirmés et en manque de devenirs potentiels ?
Notre histoire, comme un kaléidoscope d'énergies brouillonnes, de révoltes immatures et de toccades à répétition ? Notre histoire, comme un distinguo entre populaire et médiatique ?
Notre histoire, comme un récit éclaté, entre copier-coller hâtif et palimpseste, à la fois fiction et documentaire, dont nous serions tous acteurs, parfois têtes d'affiche, souvent figurants ?
Sauf que, dans ce dernier cas, qui donc en serait l'auteur... et où se cache-t-il ?
19/04/2006L’Œuvre d’art, un arrêt du temps | Pierre Bonnard
Aimer la couleur, dans toute sa splendeur. Sans se cantonner aux teintes pressées hors des tubes, mais en scrutant les délicates nuances que la lumière changeante fait naître de la matière, dont Bonnard annotait scrupuleusement ses petits agendas... Retrouver l'instant, aussi banal qu'il pût être, jusqu'au plus infime détail : petits déjeuners sereins, paysages au travers de fenètres ouvertes, nus ensoleillés dans la salle de bain, fascination des miroirs (et pas seulement pour y saisir son propre reflet)... S'abîmer dans ce triptyque, "Méditerranée", en exergue de l'expo ; après, il sera plus que temps de ranger mon appareil-photo...
17/02/2006
to 20/02/2006
Contrepoint 2
Nouvelle édition, moins étalée dans l'espace, moins éclectique, moins touche-à-tout aussi : les œuvres proposées sont toutes en céramique. Tenants d'une absolue modernité, fines coupelles conceptuelles, assemblages monumentaux, maquettes de fouilles égyptologiques, créatures hybrides et autres volumes organiques se glissent discrètement dans les vitrines du département des Objets d'art, s'invitent à la table de Napoléon III, côtoient reliquaires et tapisseries... jusqu'à retrouver leur propre histoire (et lui rendre hommage ?), sous la forme de deux magnifiques vases roses de la manufacture de Sèvres, vieux de 250 ans !
10/02/2006Monstres et merveilles | Ron Mueck
Cinq compositions, c'est tout, dont un géant hirsute et à poil(s) qui nous toise, assis sur sa chaise, ou un homme et une femme allongés, l'un dans l'autre, pas beaucoup plus grands que Barbie et Ken, avec un pyjama pour deux. Géant, minuscule... certes ! Mais par rapport à quoi ? Et comment en juger, alors que le visiteur se sent dans la peau de Gulliver, passant en un clin d'oeil de Lilliput au Brobdingnag (et inversement) ? Avant tout, tout est question d'échelle ; mais plus que tout, tout est affaire de comparaison. Surtout quand la photo n'est possible qu'à distance, depuis le trottoir, rendant la perspective plus élastique encore...
29/01/2006Rouge | Christian Lacroix
L'art et la matière, pourrait-on s'extasier face à cet aréopage de costumes de scène, dans une scénographie des contrastes. Clair-obscur en lieu et place des feux de la rampe, mannequins de velours noir alternant stylisation et illusion de mouvement, emballages pour poupées géantes parce que le théâtre et l'opéra restent les seuls écrins à même de raviver la force de l'enfance : imaginer un autre monde, faire comme si, donner du rêve au réel... Luxiance des textures et des teintes, pureté des lignes et décor en toc, verroterie grossière à pleines poignées, tout est là. Un matador aussi ! Lacroix serait-il lui-même sans tout cela ?
15/10/2005
to 21/10/2005
Euro Visions
Alors que l'Union européenne se bâtit quasiment sans images, Magnum a envoyé dans chacun des dix "nouveaux entrants" un photographe, à condition qu'il ignore tout, ou presque, du pays qu'il avait choisi. Au final, cela donne un contenu itinérant (où se côtoient naïveté et obsessions personnelles, visions singulières et uniformisation), déployé au centre Pompidou dans une scénographie logiquement hétéroclite et un tantinet frustrante, aussi, entre espace d'expo et lieu de transit vers des salles de projection et de spectacles.
Donner à voir, permettre de comprendre... Décidément, cela reste une affaire de passage(s).
20/12/2004Contrepoint
Traquer l'art contemporain au sein des vastes collections du Louvre s'apparente à la fois à une expédition dans des contrées méconnues et à une course de fond ! Monter, descendre, aller de droite et de gauche : des fossés du donjon médiéval à Watteau, du culte d'Ishtar en Mésopotamie à la célébration d'Halloween, d'objets trouvés tout ce qu'il y a d'actuels - assimilés à des fouilles archéologiques - aux chenilles d'engins blindés en Irak... Et, pour unique sujet photographique, la salle des hommes illustres, revue et corrigée par Xavier Veilhan : de Louis XIV à la conquète de l'espace, des aboiements au bip-bip cosmique...
10/10/2004Pain couture | Jean-Paul Gaultier
Photos interdites ! A l'intérieur, du moins, car elles restaient tolérées hors de l'immense cube vitré de la Fondation Cartier... à condition de ne pas trop s'approcher et de déclencher l'ire des gardiennes déguisées en mitrons. Jusqu'au moindre détail, la boulangerie flirtait avec la haute-couture : robes à traine en petits beurres (fixés au pistolet à colle !) ou style années folles en langues de chat, petites mains au fournil en sous-sol pour pétrir et cuire chaque jour ce qui serait exposé ou vendu, porteuses de pain à hauts talons devenues mannequins (ou vice versa ?) avec leur corset en osier, marchant sur l'ourlet de leur robe dans l'escalier...
26/09/2004
to 27/09/2004
Rythme, nombre, couleur | Aurélie Nemours
A priori, une telle succession d'oeuvres s'annonce austère. Voire rébarbative. Mais au fur et à mesure qu'on avance, qu'on suit le parcours chonologique, qu'on accompagne l'évolution de l'artiste, une étonnante sensualité se dégage non seulement de l'ensemble, mais de quantité de toiles en particulier telles qu'elles ont été mises en scène ici, entre désir d'absolu et refus de toute facilité, entre accrochage à hauteur d'oeil et reflets sur le sol, entre subtilité d'harmonie et précision du détail, entre rigueur et sensibilité... Ce qui, à propos d'une (vieille) dame de 94 ans, continue de révéler une passionnante part d'humanité, non ?
08/09/2004Ivoires
« Avec l'ivoire, il s'agit d'abord de matière. Puis, une fois qu'il est ouvré, que des objets en sont tirés, il s'agit de forme et ce sont des ivoires. Ce passsage du singulier au pluriel marque le passage du monde de la matière à l'univers des formes. »
Essentiellement élaborée à partir des collections du Louvre, cette exposition juxtapose sujets et styles, avec une constante : la marque de dévotion qu'a toujours marqué l'emploi de ce matériau précieux. Un travail minutieux au fil des âges, de la préhistoire à Sarah Bernhardt, fascinant à plus d'un titre pour des visiteurs littéralement fascinés...
05/10/2003Rêve d'enfance
Petits soldats de plomb dans les mains un peu maladroites de gamins en culotte courte, ils renvoient à l’univers poétique et merveilleux des jouets de l'enfance ; figurines historiques entre les doigts précautionneux d’adultes méticuleux, elles deviennent objets de vitrine pour collectionneurs érudits et passionnés. Ces fragiles miniatures de carte, de papier, de plomb ou d’étain invitent au rêve et incitent à la contemplation. Certaines, par leur finition minutieuse, forcent l'admiration et d'autres, au coloriage plus approximatif ou à l'apparence plus naïve, suscitent une émotion plus vive encore... toujours sur fond de musique militaire !
05/07/2003
to 29/07/2003
Nikki de Saint-Phalle







02/07/2002
to 23/09/2002
Le Musée qui n'existait pas | Daniel Buren
Bandes, rayures, stries, aplats, carrés translucides ou opaques, angles, cercles (quelques uns, du moins), vides, reflets, projections, sas, perspectives, contrastes, transparences, juxtapositions, envers et endroits...
Dedans, dehors... pour un kaléidoscope de micro-univers mesurés au millimètre, qui se succèdent et s'entrecroisent, à la fois semblables et différents.
Aller et venir, pénétrer de plain-pied dans l'évidence, accepter de se perdre... Vers où se diriger ? Et qu'y trouver ? C'est sûr, la notion même d'exposition est devenue manifeste !
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